Le combat pour la paix et la démocratie continue


Hier, les electeurs israeliens ont prefere faire confiance a un homme qui
s’est avere incapable jusqu’a maintenant de garantir a son peuple la
securite et la paix.
De l’autre cote, ceux qui incarnaient une alternative claire, pour
des initiatives politiques, militaires et diplomatiques susceptibles de
sortir le conflit israelo palestinien de l’orniere, n’ont pas eu le temps
de convaincre.
Le fort pourcentage d’abstentions, la dispersion des voix sur des
partis minoritaires et sectaires, defenseurs d’interets particuliers
antagonistes, plutôt que d’un interet general, sont des indicateurs
supplementaires du decouragement et de l’absence de perspectives dans
lesquels est plongee la population israelienne.
Nous assistons a la fois a la victoire et a la defaite de l’ambiguite en
politique :
Victoire de l’ambiguite chez Ariel Sharon, qui a encore reussi a faire
croire a ceux qui le voulaient, qu’il serait le seul capable de guider son
peuple vers les concessions necessaires pour la paix, alors que tous ses
actes et ses initiatives prouvent le contraire et que ses soutiens
principaux proviennent de ceux qui refusent toute concession.
Defaite de l’ambiguite au parti travailliste, qui paye sa participation
sterile a un gouvernement d’union nationale, et son absence de credibilite
due a ses volte-face successives.
Si espoir il y a , c’est dans les peuples qu’il faut le chercher et
non dans leurs dirigeants actuels. Toutes les enquetes et sondages serieux
pratiques aupres des populations israelienne et palestinienne montrent
qu’elles savent que seules des concessions territoriales, l’abandon des
illusions de la colonisation des territoires occupes depuis 1967, et de la
revendication au droit au retour des refugies palestiniens de 1948 sont
les conditions necessaires pour debloquer la situation.
Les solutions possibles sont connues de tous. Elles sont exprimees dans des
initiatives diplomatiques exterieures, et dans les documents de travail
elabores par les diverses composantes des camps de la paix israeliens et
palestiniens, comme les documents Beilin-Abed Rabbo et Ayalon-Nusseibeh.
Les conditions pour arriver a la paix etaient au centre du debat electoral
israelien, et paradoxalement, malgre des resultats apparemment favorables a
la droite nationaliste, les arguments de la paix ont progresse.
Dans cette periode de trouble et de possible decouragement, nous tenons a
dire clairement ce que nous pensons, car seules des convictions exprimees
honnetement peuvent convaincre et guider, quand on en a assez des
mensonges, des dissimulations et des manipulations :
· Nous pensons qu’Ariel Sharon n’est pas l’homme de la situation, malgre
les espoirs et les illusions de beaucoup.
· Nous rejetons une union nationale qui semblent rassurer alors qu’elle
continue a soutenir et a financer une politique de colonisation qui est un
obstacle a la paix.
· Nous soutenons la constitution d’une alternative democratique et de paix,
qui seule sera capable d’articuler clairement des solutions pour la paix et
la securite avec la garantie d’une relance de l’economie et un mieux-etre
pour les classes sociales les plus touchees par la situation de guerre
actuelle.

Les Amis de Shalom Akhshav