MARCO SARRABIA : « …Ce gouvernement craint que le deuil devienne un espace de questionnement… La cérémonie alternative est dérangeante car elle révèle une fracture entre un Israël qui sanctifie la mémoire pour ne pas résoudre le conflit et un autre qui pense que le souvenir doit servir à empêcher de nouvelles victimes… »

Dans le cadre de Chroniques pour la Paix, émission bimensuelle sur Radio Shalom, parrainée par La Paix Maintenant et JCall, Sylvie LIDGI s’entretient avec MARCO SARRABIA de l’ambiance particulière qui règne en Israël à l’occasion du Jour du Souvenir et de la fête de l’Indépendance.

MARCO SARRABIA, membre du kibboutz Tsuba, est membre élu de l’assemblée des délégués du parti Les Démocrates

Yom Hazikaron, le jour du Souvenir, se tient la veille de Yom HaAtzmaout, jour de l’Indépendance. Tout le pays (ou presque) fête, ce mardi soir, la 78ème année de l’Etat d’Israël. Après 40 jours de guerre avec l’Iran, avec un cessez-le-feu -fragile avec le Liban, le contexte est cette année un peu particulier. Tant pour la commémoration et le deuil que pour les festivités de l’Indépendance, les manifestations officielles sont boudées par le grand public et des cérémonies alternatives, ouvertes au public, sont organisées. Pourquoi ce clivage ? Quelle est l’ambiance dans le pays pour ces 78 ans de l’Etat ? Que signifie dans le contexte actuel le mot “indépendance“ ? Y a-t-il des raisons d’être joyeux et de voir positivement l’avenir ?

« ….La paix est le meilleur garant de la sécurité (cf. Egypte, Jordanie). Les victoires militaires les plus prestigieuses ne sont rien sans le volet diplomatique. La paix est contraire à l’idéologie que promeut le gouvernement car elle entraîne des concessions quant au conflit israélo-palestinien qu’il ne peut pas accepter…
Le principal point d’achoppement au sein de l’opposition est la question de la participation des partis arabes au gouvernement. Ce n’est pas une question idéologique mais une nécessité démocratique et civique. Seul le parti « Les Démocrates » se prononce clairement pour leur participation pour autant que les conditions soient remplies (reconnaissance de l’État, acceptation des lois, refus de la violence). Dès lors que ces conditions sont remplies, l’exclusion automatique des partis arabes n’a aucune justification démocratique. Une démocratie qui se respecte ne peut demander à une minorité loyauté et responsabilité et lui fermer automatiquement les portes du pouvoir… ».

https://www.radioshalom.fr/la-yom-hatzmaout-2026-entretien-avec-marco-serabia-du-parti-les-democrates/

Mis en ligne le 27 avril 2026