Shalom Akhshav : “Bibi, dis-oui ! Israël soutient l’État palestinien.”

par La Paix Maintenant, Shalom Akhshav

Traduction Tal Aronzon pour LPM

• Site de Shalom Akhshav, le 27 novembre 2012

Facebook de Shalom Akhshav, le 28 novembre 2012

http://www.peacenow.org.il/content/...

http://peacenow.org.il/eng/BibiSayYes

https://www.facebook.com/ShalomAchs...

Sous le titre “Shalom Akhshav appelle Netanyahu à faire bon accueil au vote des Nations unies sur l’initiative palestinienne”, le mouvement publiait mardi 27 novembre ses propositions d’explicitation des positions israéliennes concernant l’admission de l’État de Palestine au rang d’État non-membre à l’ONU – des propositions adressées aux ministres des Affaires étrangères et des Relations publiques d’Israël :

« La juste ligne diplomatique consiste pour Israël à épouser l’idée de fonder un État palestinien au côté d’Israël et à faire bon accueil au vote de l’ONU », déclarait ainsi Shalom Akhshav au lendemain de la publication par les Palestiniens de la version définitive de leur projet de motion.

Et l’organisation israélienne mère de La Paix Maintenant de rapporter le 28 novembre sur sa page Facebook : « Des dizaines de militants de Shalom Akhshav ont investi ce soir les ponts de Tel-Aviv et Jérusalem, appelant le Premier ministre d’Israël à dire oui à un État palestinien. »

Le 29 novembre, on s’attend à ce que l’Assemblée générale des Nations unies entérine la demande faite par les Palestiniens d’obtenir le statut d’État observateur non-membre auprès de l’organisation internationale. Les Palestiniens ont publié hier la version définitive de leur projet de requête.

La juste ligne diplomatique consiste pour Israël à épouser l’idée de fonder un État palestinien au côté d’Israël et à faire bon accueil au vote de l’ONU.

Au lieu de parler de “terrorisme par des voies politiques” [1], Israël peut transformer cela en avancée politique historique, changeant [par la même occasion] d’image sur la scène internationale. La motion présentée par les Palestiniens aux Nations unies affirme explicitement que le fond du problème doit se régler par la négociation et que le conflit sera résolu par la coexistence côte à côte de deux États dans la paix et la sécurité. Telle est la politique officiellement déclarée du gouvernement israélien, et il n’y a là rien à objecter à l’encontre de l’initiative palestinienne.

Plutôt que se voir dépeint dans le monde comme opposé à la paix et pays fauteur de guerre, peut-on également lire sur le site en hébreu du mouvement, Israël a ici tout à la fois l’occasion de rehausser son image et de promouvoir l’idée de deux États pour deux peuples.

Points essentiels de la ligne diplomatique préconisée par Shalom Akhshav

Les diplomates israéliens devraient souligner la volonté de paix d’Israël et de son peuple et soutenir la solution à 2 États. Le discours du Premier ministre à l’université Bar-Ilan [2] mérite d’être cité : « Nous ne voulons pas les dominer, diriger leurs vies ni leur imposer notre drapeau ou notre culture. Dans ma vision de la paix, deux nations libres vivent côte à côte dans ce petit pays, entretenant des relations de bon voisinage et de respect mutuel. Chacune d’elles a son drapeau propre, son hymne propre et son gouvernement propre. Et aucune d’elles ne menace la sécurité et l’existence de sa voisine. »

Le fait que la proposition de résolution appelle à une solution négociée du conflit devrait être souligné. Telle est également la position officielle du gouvernement d’Israël. La résolution de l’ONU vaut reconnaissance des frontières d’Israël, ce qui constitue une première historique.

La motion soumise par les Palestiniens affirme explicitement que l’État de Palestine qui serait reconnu comme État observateur non-membre « vivrait aux côtés d’Israël sur la base des frontières antérieures à 1967, leur délimitation [précise] restant à déterminer dans le cadre des négociations du statut définitif », et que Jérusalem est la capitale de deux États. Ce qui vaut, de facto, reconnaissance historique des frontières d’Israël.


NOTES

[1] Selon les termes du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

[2] 14 juin 2009, discours du Premier ministre Benjamin Netanyahu au Centre Begin-Sadate de l’université Bar-Ilan de Tel-Aviv deux mois et demi après sa prise de fonctions.

 

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