ALEXANDRE JOURNO : »…Dans la jeune génération, nombreux sont ceux qui évoluent dans un milieu non juif, ressentent bien qu’Israël suscite un malaise, ne savent pas comment y répondre et se réfugient dans l’indifférence… »
Le sionisme, sous les projecteurs de l’actualité, suscite des antagonismes divers qui se présentent comme un désengagement, voire un dépassement de ce projet politique : le post-sionisme, le néo-sionisme, l’a-sionisme, l’antisionisme, etc. L’a-sionisme, avec un a privatif, se situe en dehors du sionisme, est indifférent au sionisme. L’antisionisme, non pas celui qui camoufle l’antisémitisme, mais l’antisionisme en milieu juif tel le mouvement Tsedek, réfute le sionisme pour ses conséquences délétères sur les autres peuples, notamment les Palestiniens. Le néo-sionisme n’a que faire de la notion d’État-refuge, pourtant au cœur du sionisme; il ne reconnaît pas l’État-nation Israël. Pour lui, le sionisme est l’avènement de l’État Halakhique, dans une vision messianiste chère à Bezalel Smotrich notamment. Ce faisant, se pose la question : qu’est-ce que le sionisme aujourd’hui ? Qu’a-t-il de différent de celui de Herzl ?
Pour examiner cela de plus près, dans le cadre de Chroniques pour la Paix, émission bimensuelle sur Radio Shalom parrainée par La Paix Maintenant et JCall, Sylvie LIDGI reçoit aujourd’hui ALEXANDRE JOURNO.
Ingénieur et chercheur indépendant, et porte-parole de La Paix Maintenant, ALEXANDRE JOURNO est le directeur de la revue juive (en ligne) Daï. Il a publié le 1er juillet dans la revue K, un article intitulé « Antisionisme, post-sionisme, néosionisme, asionisme… Les fausses sorties du sionisme » – https://k-larevue.com/antisionisme-post-sionisme-neosionisme-asionisme/
Mis en ligne le 30 juillet 2026

