Les négociateurs syrien et israélien de "l’accord secret " vont témoigner devant la Knesset

Thème : Diplomatie Syrie, Golan

Ha’aretz
mis en ligne le 9 mars 2007
par Akiva Eldar

Une ouverture du côté syrien ? Hanegbi ne prenant aucune initiative sans l’aval d’Olmert, c’est peut-être un signe. D’autant que, cette fois, les Etats-Unis paraissent intéressés...

Ha’aretz, 8 mars 2007

http://www.haaretz.com/hasen/spages...

Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

L’homme d’affaires syrien Abe Suleiman, basé aux Etats-Unis, qui représentait la Syrie lors des négociations secrètes par le "canal suisse" sur un accord de paix avec Israël [1], vont témoigner le 12 avril devant la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset pour informer les parlementaires des discussions qui ont eu lieu.

Il est rare qu’une commission parlementaire entende le témoignage d’un citoyen étranger, mais c’est la première fois que le représentant d’un pays hostile est invité à témoigner.

Le représentant israélien à ces négociations, l’ancien directeur général du ministère des affaires étrangères Alon Liel, sera lui aussi entendu par cette commission.

Il y a une quinzaine de jours, Zahava Gal-On, qui dirige le groupe parlementaire du parti Meretz (gauche), a reçu un bref courrier du président de la commission, Tzah’i Hanegbi (Kadima), qui l’informait que, suite à sa demande, il avait décidé que la commission se réunirait en session extraordinaire pour examiner les chances d’un processus de paix entre Israël et la Syrie. Il ajoutait que "dans le cadre de la discussion, nous serions heureux de recevoir une information actualisée sur les contacts entrepris avec la participation du Dr Alon Liel et de M. Abe Suleiman."

Hanegbi demandait à Zahava Gal-On de confirmer la participation de Liel et de Suleiman. Ceux-ci informèrent Gal-On qu’ils seraient heureux d’informer la commission des accords conclus lors de ces pourparlers.

Contrairement à certaines informations selon lesquelles Washington aurait interdit à Israël tout contact avec la Syrie [2], les Etats-Unis se sont eux aussi intéressés à ces discussions.

Peu de temps après la révélation par Ha’aretz du canal suisse, Liel a été invité à l’ambassade américaine à Tel-Aviv pour faire part de ses contacts avec les Syriens. Tout le personnel politique de l’ambassade était présent à cette réunion, à part l’ambassadeur.

Mais ce n’était qu’un début. Nicholas Lang, le diplomate suisse qui faisait office de médiateur entre les participants israéliens et le régime syrien, a été invité à Washington et a informé le Département d’Etat et le Conseil National pour la Sécurité (NSC) des détails des pourparlers et de leurs résultats. Il est arrivé à Washington peu de temps après une visite d’adieu à Damas avant de prendre ses nouvelles fonctions d’ambassadeur dans plusieurs pays d’Afrique.