Journée de commémoration fraternelle entre Israéliens et Palestiniens

Gabriel SZAPIRO reçoit Grégoire DURUZ qui a participé, le 13 avril dernier, à l’organisation d’une cérémonie conjointe du souvenir entre familles israéliennes et palestiniennes. Cette cérémonie a été organisée conjointement par deux associations  qui s’efforcent de rapprocher participants palestiniens et israéliens souhaitant trouver une solution de cohabitation équitable pour tous.

Il s’agit de “Israeli-Palestinian Bereaved Families for Peace” et de  “Combatants for Peace”. Cette cérémonie, qui se renouvelle chaque année depuis 2006, se nomme “Israeli-Palestinian Joint Memorial Day Ceremony.
 
Grégoire DURUZ est coopérant détaché au au service de “Combatants for Peace”. Après des études en sciences politiques à l’Université de Lausanne, il a été journaliste radio, TV et  presse écrite en Suisse et à l’étranger. Entre 2004 et 2013. Il a publié en 2014 “Par-delà le Génocide”, préfacé par Carla Del Ponte. (Yvelinédition).

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La cérémonie commémorative conjointe, coorganisée par les Combattants pour la paix et le Forum israélo-palestinien des familles endeuillées, s’est tenue le 13 avril dernier simultanément à Tel Aviv et à Bethléem et, sur le net, devant plus de 280 000 personnes, soit un tiers de plus que l’an passé. Elle offre, pour la 16ème année consécutive, une occasion unique pour les Israéliens et les Palestiniens de partager la douleur et, ensemble, d’exiger la fin du cycle de violence.

Il est compréhensible qu’une telle cérémonie puisse heurter, surtout dans la mesure où elle se déroule au plan calendaire en proximité avec la commémoration de ceux qui sont tombés pour la défense d’Israël et des victimes du terrorisme. Mais il est apparu aux organisateurs que c’est à ce moment, alors que le conflit est évoqué, qu’il convient de réunir ceux pour lesquels cette évocation n’est plus ni éveil de haine ni désir de vengeance mais instant de partage de la douleur de la perte d’êtres chers, de reconnaissance de l’autre dans son humanité, d’aspiration à la réconciliation sans négation des divergences d’opinions.

Mis en ligne le 7 mai 2021