TOMER AVITAL : «…J’ignore si les dernières révélations sur le comportement du plus proche conseiller de Netanyahu impacteront les résultats mais je sais que c’est immoral, fou, et c’est une raison supplémentaire d’opérer un vrai changement à travers les élections… »
Dans le cadre de Chroniques pour la Paix, émission bimensuelle sur Radio Shalom parrainée par La Paix Maintenant et JCall, Sylvie LIDGI s’entretient aujourd’hui avec Tomer AVITAL, journaliste israélien, militant anti-corruption et candidat sur la liste des Démocrates, parti dirigé par Yaïr Golan, alors que la période pré-électorale arrive à son terme dans exactement une semaine.
-Dans une semaine exactement, les Israéliens iront aux urnes. Un vote crucial pour l’avenir du pays. En Israël mais aussi en Diaspora. 38 listes ont été déposées mais toutes ne participeront pas aux élections. Les deux listes de tête sont d’une part Yashar, menée par Gadi Eisenkott, pour le bloc du Changement et, d’autre part, le Likoud mené par Benjamin Netanyahu. Ces derniers jours, des rumeurs courent concernant l’éventualité d’un gouvernement d’union nationale avec le tandem Eisenkot – Netanyahu. « …L’union nationale n’est pas réaliste… Nos valeurs diffèrent radicalement de celles du Likud… Dans le bloc du changement, il y a des gens de droite, du centre, de gauche mais nous avons des choses en commun. Nous sommes pour la séparation des pouvoirs. Le Likud est contre. II veut que les ministres puissent nommer les juges, être au-dessus des lois, ou à côté, et ce sans conséquences… Ni nous ni nos alliés n’allons nous asseoir avec lui… »
-Coup de tonnerre médiatique : Yonathan Urich, conseiller personnel de Netanyahu, a avoué avoir reçu des centaines de milliers de shekels jusqu’à la fin 2024, soit en pleine guerre après le 7-10, pour promouvoir l’image du Qatar. Quel impact cela aura-t-il sur les élections ?
« …C’est un scandale majeur que le plus proche conseiller de Netanyahu ait pu travailler pour le Qatar pendant la guerre… La justice doit établir les responsabilités de chacun mais nous n’avons pas besoin d’attendre une décision des juges pour demander des explications… »
-Trois des quatre partis de l’opposition ne veulent pas de ministres arabes. Ces positions peuvent-elles évoluer après les élections?
« …Nous sommes favorables à une coopération avec Ra’am et nous essayons de convaincre nos alliés de ne pas refuser par avance les partis arabes. Je crois qu’il peut y avoir une évolution… »
Mis en ligne le 24 octobre 2026

