Abba Kovner, le combattant de l’Apocalypse


Caché dans un couvent, Abba Kovner, figure du Hashomer Hatzaïr, regagne en 1940 le ghetto de Wilno, la grande cité pétrie d’intellect et de militantisme – prenant conscience que « se joue le destin du peuple juif ». Deux ans plus tard, face à l’extermination désormais en œuvre, il publie cette proclamation  : « Frères ! Mieux vaut tomber en combattants libres plutôt que de vivre à la merci des assassins. Défendons-nous jusqu’à notre dernier souffle. » Transcendant les divergences idéologiques. il fédère l’ensemble des forces du ghetto dans une Partizaner Organizatsye et prend la tête d’un maquis de près d’un millier d’adolescents. 

C’est avec la même détermination qu’officier dans l’unité d’élite Givati, il se bat lors de la guerre d’Indépendance ; publie des poèmes et suscite des polémiques depuis sa cabane dans le kibboutz de Ein Ha’Horesh ; refuse tout pardon aux exterminateurs et leurs descendants mais célèbre les Justes parmi les Nations.


Le Causeur, le 24 décembre 2017

Abba Kovner témoigne au procès Eichmann en 1961 à Jérusalem. Photo Israel Government Press Office / domaine public.


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https://www.causeur.fr/abba-kovner-juif-shoah-israel-14853


L’Auteur

Ses parents, Juifs polonais, émigrent en France en 1933. Né en 1950, Philippe Gumplowicz emploie, pendant ses années d’école et de lycée, ses loisirs à militer au Dror (mouvement pionnier sioniste-socialiste). Il obtient en 1972 une maitrise en histoire à la Sorbonne, finançant ses études en jouant dans un club de jazz, puis passe quelque temps à l’étude de la psychanalyse.

Dans les années 80, il revient à sa passion pour la musique, à laquelle il se consacre depuis sous des formes diverses : la musicologie, avec une thèse sur les orphéons  (sociétés musicales amateurs apparues au XIXe siècle) ou des travaux sur des hauts-lieux,  tel l’opéra-comique ; l’enseignement, au Conservatoire, à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’université d’Évry-Val d’Essonne où il est directeur du RASM (Recherches Arts Spectacles Musiques).

Il a produit pour France-Culture et France-Musique  une série d’émissions (Les Grands entretiens avec le pianiste Jean-Claude Pennetier, l’historien israélien Ze’ev Sternhell ou le chanteur Michel Delpech) et des documentaires, comme Les années Barclay – Une histoire de Haute fidélité.

 

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Philippe Gumplowicz

Ses parents, Juifs polonais, émigrent en France en 1933. Né en 1950, Philippe Gumplowicz emploie, pendant ses années d'école et de lycée, ses loisirs à militer au Dror (mouvement pionnier sioniste-socialiste). Il obtient en 1972 une maitrise en histoire à la Sorbonne, finançant ses études en jouant dans un club de jazz, puis passe quelque temps à l'étude de la psychanalyse. Dans les années 80, il revient à sa passion pour la musique, à laquelle il se consacre depuis sous des formes diverses : la musicologie, avec une thèse sur les orphéons  (sociétés musicales amateurs apparues au XIXe siècle) ou des travaux sur des hauts-lieux,  tel l'opéra-comique ; l'enseignement, au Conservatoire, à l'École des hautes études en sciences sociales et à l'université d'Évry-Val d'Essonne où il est directeur du RASM (Recherches Arts Spectacles Musiques).  Il a produit pour France-Culture et France-Musique  une série d'émissions (Les Grands entretiens avec le pianiste Jean-Claude Pennetier, l’historien israélien Ze'ev Sternhell ou le chanteur Michel Delpech) et des documentaires, comme Les années Barclay – Une histoire de Haute fidélité.