Sondage : 25% des colons vivant à l’est de la barrière sont prêts à partir

Thème : Colonisation, yesha Sondages

Ha’aretz
mis en ligne le 26 novembre 2005

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Ha’aretz, 19 novembre 2005

Un sondage publié samedi 19 novembre par la société TNS pour le compte de l’association "un seul chez nous" ( Bait ehad), révèle qu’un quart des colons vivant à l’est de la barrière de sécurité souhaitent partir sans délai.

Toujours selon ce sondage, un projet de loi "evacuation/compensation" qui permettrait aux colons de revenir à l’intérieur de la ligne Verte pour autant que leur relogement soit prévu, recueille 74% d’opinions favorables auprès de l’ensemble de la population. Il est également soutenu par 35% des colons vivant à l’est de la ligne Verte. Le sondage montre aussi que 70% de la population pense que d’autres colonies vont être évacuées.

L’association "Un seul chez nous" qui a commandité ce sondage est dirigée par Avshalom Vilan (député Meretz-Yahad) et Colette Avital ( députée travailliste). Elle vient en aide aux colons qui vivent à l’est de la barrière de sécurité et souhaitent revenir à l’intérieur des frontières d’Israël mais en sont empêchés par des contingences financières (principalement du fait que la valeur de leurs biens s’est considérablement dépréciée). C’est dans ce but que l’association promeut un projet de loi intitulé "compensation pour evacuation volontaire" qui devrait être soumis au vote de la Knesset la semaine prochaine.

Selon Vilan, apres l’évacuation de Gaza et de 4 colonies de Cisjordanie cet été, "les colons savent qu’ils sont les prochains sur la liste des évacuations. La barrière de sécurité n’a fait qu’aggraver la misère de dizaines de milliers de familles qui vivent maintenant en dehors du futur périmètre d’Israël. Elles sont exposées au terrorisme palestinien et ne peuvent espérer racheter un logement avec le produit de la vente de leur lieu actuel lieu d’habitation.".

Alon Pinkas, l’un des dirigeants de l’association, a déclaré : " il est clair qu’il y aura un second désengagement en Cisjordanie, il est clair que celui-ci aura lieu avant la signature d’un accord définitif, et il est clair que les 80 000 colons vivant à l’extérieur de la barrière seront concernés. C’est pourquoi le gouvernement doit arrêter d’utiliser les colons comme une monnaie d’échange en en faisant des otages et doit leur permettre de partir dès maintenant de leur plein gré".

Selon la députée Colette Avital, l’association a d’ores et déjà été sollicitée par des centaines de familles de colons qui lui demandent de les aider à obtenir des compensations en échange de leur départ. « Le gouvernement préfère ignorer les voix qui s’élèvent au sein de ces colonies mais finalement, il faudra bien qu’il trouve des solutions pour eux. » a t-elle déclaré.

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 500 personnes vivant dans des colonies à l’extérieur de la barrière de sécurité en Cisjordanie, et 500 autres, représentatives de la population juive israélienne en général.