L’initiative "Retour à Israël" : pour la démocratie, contre l’occupation

Thème : Shalom Akhshav : action et influence Révoltes et questionnements dans la société civile israélienne Camp de la paix israélien

La "Journée du retour à Israël : sauver la démocratie en combattant l’occupation" aura lieu le 17 juin prochain. Elle donnera l’occasion à de nombreuses organisations citoyennes en Israël de diffuser ce message clé vers un très large public : la démocratie en Israël est en danger à cause de l’occupation.

 

L’initiative "Retour à Israël"

La "Journée du retour à Israël : sauver la démocratie en combattant l’occupation" aura lieu le 17 juin prochain. Elle donnera l’occasion à de nombreuses organisations citoyennes en Israël de diffuser ce message clé vers un très large public : la démocratie en Israël est en danger à cause de l’occupation.

Cette coalition a un double objectif ; unifier la communauté qui, en Israël, lutte pour la paix et les droits de l’homme, et attirer l’attention du public israélien sur les effets dévastateurs de l’occupation sur les normes, la culture et les institutions. Le message sera rendu attractif et compréhensible, en particulier auprès des jeunes et des secteurs qui ne participent pas habituellement à ce genre de manifestations. Cette journée comprendra un grand concert, des festivals de films dans le pays tout entier, des spectacles de rues, des expositions et des débats publics.

Qui participe ?

Une coalition d’organisations israéliennes pour la paix et les droits de l’homme s’est constituée pour célébrer les valeurs de la démocratie. Cette coalition a décidé d’instituer une journée nationale au cours de laquelle tous les efforts et toutes les énergies se concentreront sur un message clé : le lien entre l’occupation et la détérioration de la démocratie. Chaque organisation apportera son angle particulier et ses activités.

Parmi les organisations participantes : Shalom Akhshav (La Paix Maintenant), Yakhad, Hashomer Hatzaïr, Courage de Refuser (Sarvanim lema’an Israel), B’tselem, Yesh Gvoul (Il y a une Limite/Frontière), New Profile, Adva, Goush Shalom, Cinémathèques de Tel-Aviv, Jérusalem et Sderot, Theâtre judéo-arabe, ...

A quel besoin répond cette Journée ?

Les enfants israéliens naissent dans une réalité où l’occupation est vécue comme étant naturelle. Or, elle affecte notre vie de tous les jours et tous les aspects de notre vie. D’un côté, les enfants israéliens vont à l’école où on leur enseigne l’importance de la démocratie et de ses institutions. De l’autre, ces mêmes enfants serviront un jour dans les Territoires et y feront personnellement l’expérience de la discrimination à l’encontre des Palestiniens.

Cet Israël démocratique refuse quotidiennement aux Palestiniens leurs droits en tant que citoyens et leurs droits fondamentaux. L’occupation est là au nom de la "sécurité". Elle permet à des "seuls Juifs" d’emprunter certaines routes, de détruire des maisons, de maintenir en détention pendant plusieurs années des gens sans procès digne de ce nom, et de restreindre la liberté de circulation.

L’objectif du ’Retour à Israël" est de montrer que l’occupation est mauvaise, point barre. Il est de notre intérêt, pas moins que de celui des Palestiniens, d’en finir avec l’occupation. Israël ne peut pas être qualifié de démocratie aussi longtemps qu’il occupera les Terriroires palestiniens.

Pourquoi maintenant ?

La "Journée du retour à Israël : sauver la démocratie en combattant l’occupation" aura lieu chaque année, jusqu’à ce que l’occupation se termine. Son message est d’autant plus important alors que se profile le retrait de Gaza. Le plan de désengagement ne signifie pas la fin de l’occupation. Cette journée fera en sorte que le retrait soit perçu comme une mesure partielle et limitée dans la bonne direction, celle de la fn de l’occupation, plutôt que comme une fin en soi. Certaines forces anti-démocratiques en Israël tentent de décrire le retrait de Gaza comme un traumatisme national. La Journée du retour à Israël présente le désengagement comme une célébration de la démocratie. Ce n’est pas se réjouir d’un échec, mais le premier pas d’un voyage difficile mais vital qu’Israël doit entreprendre vers un avenir meilleur.