Et le gagnant est...

Thème : Antisémitisme, Shoah, comparaisons Iran

Ha’aretz
mis en ligne le 1er novembre 2006

résultats du concours de "caricatures" sur la Shoah organisé à Téhéran. Et la France est à l’honneur...

http://www.haaretz.com/hasen/spages...

Ha’aretz, 1er novembre 2006

Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

Mercredi, l’Iran a décerné à un dessinateur marocain le premier prix d’un concours de caricatures sur la Shoah, concours condamné par la communauté internationale, dont le secrétaire général de l’ONU Koffi Annan.

Destiné à être une réponse aux caricatures danoises du prophète Mahomet qui avaient déclenché la rage dans le monde arabe, ce concours paraît inspiré des tirades du président iranien Mahmoud Ahamadinejad appelant à la destruction d’Israël.

Téhéran a annoncé à plusieurs reprises vouloir accueillir une conférence pour examiner les preuves scientifiques de la réalité de la Shoah, en disant que celle-ci avait été exagérée.

Abdollah Derkaoui, un dessinateur marocain, a reçu 12.000 $ pour son dessin qui représente une grue (flanquée de l’étoile de David) qui empile de gros blocs de ciment sur le mur de sécurité israélien, cachant ainsi progressivement la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem. Sur le mur apparaît une photo de l’entrée du camp d’Auschwitz.

L’exposition se tient au Musée des Arts Contemporains de Téhéran. Le commissaire de l’exposition, Massoud Shojai, a dit que le concours aurait lieu tous les ans. "En fait, nous continuerons jusqu’à la destruction d’Israël", a-t-il dit.

L’exposition, qui comprend 204 dessins d’Iran et de l’étranger (Turquie, Indonésie, Etats-Unis et autres), s’est ouverte en août.

Le Brésilien Carlos Latuff et le Français A. Chard [1] ont gagné ex aequo le deuxième prix de 8.000 $. L’Iranien Shahram Rezai, troisième, s’est vu remettre 5.000 $.

De nombreux musulmans avaient considéré les caricatures publiées par le journal danois Jyllands-Posten comme une violation des traditions qui interdisent la représentation en image du prophète. Le quotidien de Téhéran Hamshahri, co-organisateur de l’exposition, a dit qu’il voulait tester la tolérance de l’Occident à l’égard de dessins sur le meurtre par les Nazis de 6 millions de Juifs.