Compte-rendu de la campagne à l’université Paris 8 Saint-Denis

par Les Étudiants pour La Paix Maintenant

 

Le collectif « Deux Peuples - Deux États » a mené une campagne de signatures pour le texte-pétition « Le combat pour la paix est aussi le nôtre », en soutien aux initiatives israélo-palestiniennes pour la paix, à l’université Paris VIII, les 25, 26 et 27 mai 2004.

SOS-Racisme Paris VIII et Les Étudiants pour La Paix Maintenant, au nom du Collectif « Deux Peuples- Deux États », ont tenu un stand très coloré dans le hall d’accueil de la fac avec de nombreuses affiches (« La colombe de la Paix » de Pablo Picasso, une carte Israël-Palestine, des extraits des accords de Genève), plusieurs livres exposés (La Paix vue de l’intérieur de Hanane Ashraoui, L’Accord de Genève d’Alexis Keller, Aidez-nous à divorcer ! d’Amos Oz, Histoire de l’Autre (coll.), La Paix en toutes lettres (coll.), Repenser Israël (coll.), Israël-Palestine : l’histoire au-delà des mythes de Michaël Harsgor et de Maurice Stroun), et de la documentation proposée au public : le texte des initiatives de paix (Accords de Genève, Ayalon-Nusseibeh), des articles de journaux sur la récente mobilisation du camp de la paix israélien et le résultat d’un sondage sur la part de la population israélienne et palestinienne favorable à une solution à « deux états »

La première journée a débuté avec un peu d’appréhension, après les menaces proférées par l’UGET Paris VIII, en rupture avec l’UGET France (Union Générale des Étudiants Tunisiens). Une certaine tension a bien eu lieu avec l’attitude agressive d’un jeune qui a craché sur le drapeau israélien, placé à côté du drapeau palestinien, derrière nous. Mais, dès cette première journée, nous avons senti un accueil très favorable à notre présence à l’Université, avec la collecte de près de 180 signatures. La deuxième journée a coïncidé avec la venue à Paris des deux principaux négociateurs des Accords de Genève : Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo. De plus, nous avons eu la chance que le quotidien L’Humanité, distribué gratuitement à l’université ce jour-là, ait fait sa Une sur cet événement : « Beilin-Rabbo : deux voix pour la paix ». Cela peut-il expliquer l’affluence record à notre stand avec 325 signatures recueillies ? Pour ceux qui ont eu le privilège d’être invités à l’Hôtel de Ville en soirée, la rencontre exceptionnelle avec Beilin et Rabbo a été vécue comme la récompense de nos efforts à promouvoir les accords de Genève à Paris VIII. Cela a été un moment unique à la fois gratifiant et motivant pour la suite. Pour la troisième journée, le hall était partagé avec plusieurs autres associations. Nous avons récolté, cette fois, 290 signatures et de nombreux contacts pour SOS-Racisme et Les Étudiants pour La Paix Maintenant.

Le texte-pétition du collectif « Deux Peuples- Deux États » a donc recueilli 800 signatures sur les trois jours de notre campagne à l’université Paris VIII. C’est un immense succès !

De nombreuses personnes nous ont remerciés pour notre présence sur le campus. Certaines ont souhaité pouvoir faire signer la pétition dans leurs familles ou dans des cercles associatifs. Nous avons pris le temps, dès que l’affluence était un peu moins importante, de bien expliquer aux signataires le sens du texte. L’impression qui domine est que beaucoup sont venus signer la pétition après en avoir pris connaissance.

Pour SOS-Racisme, cette action a été très satisfaisante, pleine de sens et cruciale pour Paris VIII : elle a prouvé qu’une pensée modérée avait encore sa place dans les universités de la banlieue parisienne.

Pour La Paix Maintenant, cette collaboration avec d’autres associations du monde étudiant au sein du Collectif « Deux Peuples- Deux États » a été extrêmement positive : être ainsi présent sur le campus a permis de donner une certaine visibilité aux idées de compromis et de paix.

SOS-Racisme et La Paix Maintenant envisagent d’organiser des campagnes similaires du Collectif sur d’autres campus parisiens, s’engagent à poursuivre le dialogue avec l’ensemble des associations étudiantes et à imaginer avec elles, dans une démarche de rapprochement, des initiatives en commun.