Moubarak : des "éléments extérieurs" ont fait échouer un probable accord sur un échange de prisonniers

Ha’aretz
mis en ligne le 12 juillet 2006

Alors que le Hezbollah a attaqué le Nord d’Israël, probablement téléguidé par la Syrie (et/ou l’Iran ?), Hosni Moubarak accuse des "éléments extérieurs" (en clair : la Syrie) d’avoir fait échouer un accord quasiment conclu qui consistait à échanger Gilad Shalit contre un certain nombre de prisonniers palestiniens détenus par Israël

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Ha’aretz, 12 juillet 2006

Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré que la médiation égyptienne destinée à obtenir la libération du caporal israélien Gilad Shalit, détenu par des combattants liés au Hamas depuis le 25 juin, aéchoué à cause d’éléments extérieurs qui ont fait pression sur le Hamas.

"J’étais parvenu à une solution pour la crise autour du soldat israélien maintenu en captivité, et j’avais reçu des engagements de la part d’Israël de relâcher un grand nombre de détenus palestiniens", a affirmé Moubarak d’après l’édition de mercredi du quotidien gouvernemental al-Ahram al-Massai.

Selon Moubarak, à la fois Khaled Mesh’al, leader politique du Hamas exilé à Damas, et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, ont été informés de cet engagement d’Israël, et que des dirigeants du Hamas avaient initialement donné leur accord.

Il y a eu "d’autres parties", a dit Hosni Moubarak, qui ont provoqué l’échec de la médiation égyptienne. Il n’a pas précisé l’identité de ces parties, mais il faisait apparemment référence à la Syrie, qui est l’hôte de la haute direction du Hamas. "Le Hamas a été soumis à des pressions de la part d’éléments opposants, et d’autres que je ne souhaite pas citer, ont interféré dans les négociations. Cela a provoqué l’échec d’un accord qui était sur le point d’être conclu", a dit Moubarak, en ajoutant que "ce n’est pas un secret que j’ai œuvré pour trouver une sortie honorable à cette crise".

Lundi, lors d’une conférence de presse, Khaled Mesh’al a démenti que le Hamas prenait ses ordres auprès d’éléments étrangers comme la Syrie. Il a ajouté que Shalit devait être libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers, et remercié les Egyptiens pour leurs tentatives de médiation.