Les colons d’Amona sont toujours là

Thème : Colonisation, yesha Shalom Akhshav : action et influence

Jerusalem Post
mis en ligne le 8 juillet 2005

Le 3 juillet dernier, Shalom Akhshav saisissait la Haute Cour de Justice à propos de la colonie sauvage d’Amona [1]. Résultat : la Cour demandait alors à l’Etat d’évacuer la colonie, et Tsahal donnait 48h aux colons d’Amona pour évacuer les lieux. Mais (comme d’habitude ?) rien ne se passe sur le terrain, pour l’instant du moins

Jerusalem Post, 8 juillet 2005

Malgré le délai de 48 heures accordé par l’armée, aucune des familles de la colonie d’Amona n’a commencé à évacuer, a déclaré jeudi un représentant des colons.

"Nous nous préparons à prendre une décision collective et organisée, en tant que communauté, sur ce qu’il convient de faire", a dit Yifat Ehrich, un habitant de la colonie. "Mais il faut garder à l’esprit que la plupart de ces familles sont religieuses et qu’elles ne déménageront pas pendant le shabbat".

Un officier de haut rang a confirmé au Jerusalem Post que l’armée espérait que les colons se soumettraient au délai de 48 heures, et qu’elle sera forcée d’agir en conséquence si les colons n’ont pas évacué Amona au terme du week-end. "Nous espérons ne pas en arriver là, mais si nous devons agir pour les évacuer, nous le ferons".

"Cette colonie a été créée illégalement dans une zone qui appartient clairement aux Palestiniens", a dit Dror Etkes, représentant Shalom Akhshav (La Paix Maintenant). "Avant même que cette affaire ne vienne devant le tribunal, il était clair pour tout le monde que cette colonie est illégale, personne n’a remis cela en question".

Les 150 premières maisons d’Amona ont été bâties entre 1995 et 1996. Le gouvernement a été averti de l’existence de la colonie, mais a choisi de fermer les yeux, a dit Dror Etkes : "rien n’a été fait pour empêcher la construction de ces logements. L’armée et les colons avaient un accord officieux selon lequel, si les colons ne développaient pas Amona, l’armée ne détruirait pas les maisons".

Mais les colons ont violé cet accord informel en installant davantage de familles et en construisant neuf maisons supplémentaires l’année dernière, dit Etkes. "Aujourd’hui, l’armée se retrouve dans une situation embarrassante vis-à-vis des colons, du fait qu’elle a laissé les choses se développer à ce point".