Hillary Clinton invite Israël à négocier avec les Palestiniens modérés

par Natasha Mozgovaya

Traduction Tal Aronzon pour LPM

Photo Natasha Mozgovaya : Hillary Clinton au forum Saban 2012.

Ha’aretz, le 1er décembre 2012

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La secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Rodham Clinton, a émis vendredi à Washington cette mise en garde : sans progrès sur la voie de la paix, Israël sera contraint de choisir entre « la préservation de la démocratie et l’identité juive de l’État ».

« Il est des Israéliens pour prétendre que le président palestinien Mah’moud Abbas n’est pas un partenaire sur la voie de la paix, a-t-elle poursuivi. Eh bien, je pense que l’expérience mérite d’être tentée. » Et d’expliquer que le terrain qu’elle voudrait voir Israël « occuper » est celui d’une morale élevée.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu n’en prend guère le chemin, alors qu’il annonce successivement, en apparentes représailles du vote des Nations unies sur la Palestine, la construction de 3 000 nouvelles unités de logement à Jérusalem-Est et en Cisjordanie ; puis son intention de couper à l’Autorité palestinienne les remboursements de taxes et droits de douane perçus par le Trésor israélien et leur revenant.

La secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Rodham Clinton, a émis vendredi à Washington devant le forum 2012 du centre Saban pour le Proche-Orient, cette mise en garde : « Sans progrès sur la voie de la paix, Israël sera contraint de choisir entre la préservation de la démocratie et l’identité juive de l’État. »

Hillary Clinton a également rejeté les allégations pessimistes du ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, quant à la capacité de l’Autorité palestinienne à gouverner son propre territoire et à bâtir une paix durable :

« Avec très peu de moyens financiers et sans ressources naturelles, ils ont beaucoup accompli, se dotant de forces de sécurité que nous voyons tous les jours à l’œuvre en jonction avec l’armée israélienne. Ils connaissent une réussite économique. Ils sont nationalistes – mais en grande partie laïques. Israël devrait les appuyer. »

« Il est des Israéliens pour prétendre que le président palestinien Mah’moud Abbas n’est pas un partenaire sur la voie de la paix, a-t-elle poursuivi. Eh bien, je pense que l’expérience mérite d’être tentée. »

[Évoquant la situation dans la bande de Gaza, où « tant que dure ce fragile cessez-le-feu, les cieux au-dessus d’Israël sont clairs », la secrétaire d’État a réitéré l’engagement des États-Unis envers Israël dès lors que sa sécurité est menacée et averti le Hamas des dangers d’escalade encourus en cas de « contrebande de missiles » à l’intérieur de son territoire.] « Jamais nous ne coopérerons avec des terroristes. Le Hamas sait ce qu’il a à faire pour unir de nouveau les Palestiniens et rejoindre la communauté internationale. »

Déniant toute naïveté quant aux chances d’aboutir à une paix durable, Hillary Clinton a ainsi développé sa pensée : « Même si vous ne pouvez parvenir à l’accord parfait, il est de l’intérêt d’Israël d’essayer. Cela place Israël sur un plan moral élevé, que je veux lui voir occuper. C’est ce terrain là que je désire qu’Israël occupe. »

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