Des habitants de Gaza et de Sderot appellent à une nouvelle trêve

Yedioth A’haronoth
mis en ligne le 3 janvier 2009

Quelque 1 800 Israéliens et Palestiniens, dont 500 habitants de Sderot, ont signé une pétition appelant à la fin de l’opération militaire israélienne à Gaza et à la reprise du dialogue entre Israël et le Hamas

Yediot Aharonot, 29 décembre 2008

http://www.ynetnews.com/articles/0,...

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

Malgré les tirs continus de roquettes sur leur ville depuis Gaza, tirs qui durent depuis des années, quelque 500 habitants de Sderot ont récemment signé une pétition appelant à l’arrêt des opérations de l’armée israélienne dans la bande de Gaza et à une nouvelle trêve avec le Hamas.

Arik Yalin, 43 ans, habitant de Sderot, a déclaré que plus de 1 800 Israéliens et Palestiniens avaient déjà signé cette pétition : "Il y a environ un mois, nous nous sommes rendu compte que la situation allait se détériorer et mener à un chaos total. Il est important pour nous de faire entendre une opinion qui représente de nombreux habitants qui se trouvent à portée de feu, mais qui croient que nous pouvons et devons essayer de résoudre ce conflit d’une manière pacifique. Pendant 8 ans, nous avons vécu l’expérience très dure que constitue la vie sous le feu des roquettes. Nous avons été gravement atteints, physiquement et mentalement. Notre besoin de faire entendre une voix différente découle de notre ardent désir de modifier la situation et d’entamer des négociations avec l’autre côté afin d’arrêter les violences."

D’après Arik Yalin, une opération militaire ne fera qu’augmenter la haine des deux côtés et diminuer les chances de parvenir à un accord. "Nous supposons qu’au bout du compte, il y aura un accord qui interviendra, d’une manière ou d’une autre. La seule question est : combien d’innocents vont se faire tuer en attendant."

Hakim Hassona, propriétaire d’une société de grutage à Gaza, a salué cette initiative : "Pourquoi utiliser la violence quand il n’y a pas de vainqueur dans cette guerre ? Au fond, nous sommes cousins et voisins, et il n’y a aucune nécessité d’en arriver là. Ils disent qu’un assaut sera dissuasif. Mais quelle sorte de dissuasion ? Cela ne mènera qu’à davantage de haine. Il n’y a pas une seule famille à Gaza qui n’ait un proche touché par les opérations militaires (...) L’homme de la rue ne veut pas la guerre, il veut vivre en paix."

Le groupe « Une Voix Différente », formé par Arik Yalin et ses amis, souhaite promouvoir le dialogue entre Israël et les responsables du Hamas à Gaza. Plusieurs dizaines de membres du groupe maintiennent un contact régulier avec des habitants de Gaza.