Ça recommence : l’insensibilité envers la population palestinienne.

par Pepe Alalu

Traduction : Tal Aronzon pour LPM

Photo Emil Salman : Profanation de tombes musulmanes profanées, Jérusalem, le 10 novembre 2011

Posté sur Facebook le 1er juillet 2013

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« Ça recommence ! » écrit Pepe Alalu sur Facebook, évoquant « l’insensibilité envers la population palestinienne » à propos des projets, subventionnés par la municipalité de Jérusalem, d’extension du quartier “rénové” de Mamilla sur le site d’un cimetière musulman [1] – dont les tombes étaient en avril dernier parfaitement repérables depuis le bas de Gan haAtzmaouth (le parc de l’Indépendance), où les participants au voyage de JCall s’accordaient une pause ombragée. Difficile pour les édiles de plaider l’ignorance à deux pas de leur mairie. La cécité peut-être ?

Il y a quelques années, on avait entrepris la construction du Musée de la Tolérance [sic !] au milieu d’un cimetière musulman situé en centre-ville (entre Gan haHatzmaouth et la place dite des Chattes, Kikar ha’Hatouloth).

La municipalité avait alors prétendu qu’elle ignorait, au moment du lancement des travaux, la présence d’un cimetière à cet endroit, et qu’on ne pouvait maintenant plus rien modifier.

Aujourd’hui, où tous sont au courant de l’existence du cimetière – y compris les architectes du Lycée expérimental – la municipalité a décidé d’accorder une subvention à un projet hôtelier, commercial et résidentiel sur ce terrain.

Rappelons qu’il y a quelques années on avait voulu construire sur ce site le Tribunal du district, projet que le ministère de la Justice avait alors rejeté, la question étant perçue comme sensible.

Dommage qu’envers les musulmans, les expériences continuent et la tolérance cesse !


NOTES

[1] Ce cimetière a également été la cible d’opérations dites “de représailles” (price-tag) comme celles qui ont visé le mois dernier les bourgs arabes de Sheikh Jarrah, Beit ’Hanina et Abu Ghosh, en Israël “intra-ligne Verte”, à coup de graffitis racistes, profanations de tombes et incendies de véhicules – sans que leurs auteurs soient jusqu’à présent arrêtés.