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Sur les manuels scolaires palestiniens et israéliens

mis en ligne le mardi 14 décembre 2004
par Akiva Eldar

[Un examen des manuels scolaires israéliens et palestiniens montre comment les deux côtés racontent l’histoire du conflit, chacun de son propre point de vue, en ignorant l’autre.]

Haaretz, 9 décembre 2004

http://www.haaretz.com/hasen/spages...

(trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant)

Les hommes politiques israéliens citent périodiquement les manuels scolaires palestiniens comme la preuve parfaite que les Palestiniens continuent à éduquer à la haine et non à la paix. Le dernier en date est Ariel Sharon, qui a déclaré en faire le test (des bonnes intentions) des nouveaux dirigeants palestiniens. Le candidat du Fatah, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), a relevé le gant, mais en a immédiatement jeté un autre au ministère (israélien) de l’éducation. Vous voulez examiner notre éducation à la paix ? Faites, mais, par réciprocité, nous devons nous aussi regarder ce qui se passe du côté israélien.

Il n’est pas du tout certain qu’à ce test, le système israélien obtienne une meilleure note que son voisin palestinien. Bien qu’il soit difficile de trouver dans les manuels israéliens de franches incitations à la haine, comme on peut en trouver dans les manuels jordaniens et égyptiens, le Dr Ruth Firer, de l’Université hébraïque de Jérusalem, l’une des pionnières de la recherche en matière de textes scolaires, affirme que l’endoctrinement dans les livres israéliens est simplement plus subtil. Cela explique, dit-elle, pourquoi les messages pénètrent plus facilement. Il est plus difficile de détecter un stéréotype caché dans une image qui semble innocente que dans une autre présentée de telle manière qu’elle "vous mène vulgairement par le bout du nez".

Les résultats d’une étude qu’elle a menée avec le Dr Sami Adwan, de l’université de Bethléem, spécialiste de l’éducation à la paix et aux droits de l’Homme, ont paru récemment dans un livre publié par le Georg Eckert Institute for International Textbook Research in Germany, sous le titre "The Israeli-Palestinian Conflict in History and Civics Textbooks of Both Nations." L’étude examine 13 manuels israéliens (2682 pages) et 9 manuels palestiniens (1207 pages), et révèle une sorte d’image en miroir, où chaque côté place la responsabilité de la violence sur le dos de l’autre.

Ce que les manuels scolaires israéliens nomment "évènements", les Palestiniens les appellent "soulèvements" ; la guerre de 1948 dans les manuels israéliens est la "guerre d’Indépendance", et la "Naqba" (catastrophe) dans les manuels palestiniens. Les manuels israéliens considèrent le nationalisme palestinien comme une réaction politique aux politiques sioniste et britannique, alors que les manuels palestiniens considèrent la Palestine comme une nation qui existe de son propre fait, et qui fait en même temps partie du monde arabe et musulman.

Tout en ayant été publiés après les accords d’Oslo, les manuels palestiniens imitent ceux publiés en Jordanie et en Egypte, qui évitent d’utiliser le terme "Israël", dans les textes et sur les cartes.

"Pour les Palestiniens, c’est la terre qui est le noeud du conflit ; pour les Israéliens, c’est la sécurité", écrivent Firer et Adwan. "Les Palestiniens se revendiquent comme les descendants des Canaanéens, et ainsi comme les ’indigènes’, alors que les Israéliens considèrent les Palestiniens comme une nation nouvelle, née au 20ème si !ècle en réaction au sionisme et au Mandat britannique. D’après la version israélienne, les Israéliens ont des droits sur la terre en vertu de leur héritage religieux, historique et culturel. L’image que les Israéliens ont d’eux-mêmes comprend toutes les couches du passé, depuis les anciens Hébreux jusqu’aux souffrances des juifs de la diaspora , les victimes de la Shoah et le le revivalisme juif moderne dans la Renaissance sioniste".

De manière surprenante, les deux chercheurs ont trouvé un parallélisme quasi absolu entre les manuels dans trois domaines : des deux côtés, on ignore les périodes de calme relatif et de coexistence (par exemple entre 1921 et 1929), sauf à les présenter comme des répits trompeurs dans un conflit au long cours, on n’a pas tendance à raconter à l’élève l’histoire du conflit vu du point de vue de l’ennemi, on passe sous sillence les détails de la souffrance de l’Autre, et chacun ne comptabilise que ses victimes à lui.

Firer marque 1995 comme l’année où un changement en bien s’est produit dans l’éducation à la paix en Israël, et cite une déclaration de Yossi Sarid, le ministre de l’éducation d’alors, qui donnait en janvier 2000 des instructions pour purger les manuels de toute espèce de stéréotypes anti-arabes, et pour initier un débat libre autour des événements peu positifs qui ont marqué l’histoire d’Israël.

La période actuelle, depuis le déclenchement de l’intifada Al-Aqsa et le retour du Likoud au pouvoir, se caractérise, dit-elle, par un retour aux valeurs éducatives traditionnelles qui privilégient l’amour de la patrie, marginalisent l’éducation à la paix, et abandonnent toute tentative de comprendre le côté palestinien.

Le professeur Yaakov Katz, président du département pédagogie au ministère de l’éducation, ne prétend pas que le système éducatif israélien tente de mettre l’élève dans les souliers de l’ennemi/voisin, ni qu’on s’attende à ce que cela arrive. " Contrairement aux critiques qui souhaitent exposer l’histoire vue du côté arabo-palestinien, le système éducatif en Israël insiste à dessein sur l’identité juive et démocratique de l’’Etat d’Israël."

Katz note que cette attitude ne dénigre pas la narration de l’Histoire de l’autre, ni les droits civiques accordés à l’autre en vertu de la Déclaration d’Indépendance et de la loi israélienne. "Je voudrais bien savoir s’il existe au monde un endroit où les manuels présentent la narration de l’autre alors que la lutte violente entre les deux peuples n’est pas encore terminée", dit Katz. "Personne ne doit s’attendre à ce que l’Etat démocratique d’Israël considère la version de l’autre sur un pied d’égalité pendant une guerre. Cela vaut encore plus après les accords d’Oslo, au sujet desquels tout le monde s’accorde à dire qu’ils n’ont pas apporté la paix tant souhaitée entre Israéliens et Palestiniens". Professeur associé en Histoire du Moyen-Orient, le Dr Eli Podeh, de l’Université hébraïque, auteur de "The Arab-Israeli Conflict in Israeli History Textbooks, 1948-2000", exprime ses réserves quant au fait même de comparer les manuels scolaires israéliens à ceux publiés par l’Autorité palestinienne. Podeh dit qu’alors qu’Israël connaît déjà une troisième génération de manuels, les Palestiniens n’en sont encore qu’à la première, qui ressemble en quelque sorte à ceux publiés durant les années de lutte armée et les années qui ont suivi la création de l’Etat.

Dans sa première étude de manuels, publiée il y a sept ans, Podeh écrivait : "la reconnaissance du rôle important qu’ont joué les manuels dans l’assimilation de positions négatives envers les Arabes n’a pas encore été effectuée. Cela a constitué un facteur essentiel dans l’exacerbation du conflit par le passé, et constitue aujourd’hui un facteur qui rend une réconciliation difficile ". Depuis, dit Podeh, les manuels se sont grandement améliorés, si bien que nombre d’entre eux notent expressément qu’Israël a été en partie responsable de l’exil d’Arabes. Pour lui, si les manuels scolaires devaient connaître le processus long et exhaustif de démythification qu’ont connu les manuels israéliens, "alors, le chemin qui mène à la réconciliation mutuelle, je regrette de le dire, promet d’être encore long".

Le professeur Daniel Bar-Tal, du département éducation de l’université de Tel-Aviv, qui a analysé le contenu de tous les 124 manuels (du CP à la terminale, en littérature, hébreu, histoire, géographie et éducation civique) au programme en 1994 dans le système israélien, a montré que la présentation des Arabes en termes déshumanisés, qui avait décliné dans les années 1980 et 1990, avait recommencé à s’infiltrer dans le système éducatif après le déclenchement de l’intifada. Il nomme ce phénomène "la part de l’esprit du conflit qui s’instille dans les sociétés sujettes à un conflit violent". Comme Podeh, Bar-Tal a, lui, aussi, remarqué une baisse sensible de la délégitimation des positions nationalistes palestiniennes, mais qu’en même temps, aucun changement ne s’est produit dans l’utilisation de stéréotypes négatifs qui présentent les Arabes comme "primitifs", "passifs", "cruels" ou "racailles".

Nazareth n’est pas sur la carte

Le Dr Nurit Peled-Elhanan, du département éducation de l’Université hébraïque, a récemment terminé une analyse en profondeur de six manuels scolaires israéliens publiés ces dernières années. Certains d’entre eux ont reçu l’approbation officielle du département programmes au ministère de l’éducation, d’autres ont été adoptés par plusieurs professeurs sans l’approbation du ministère.

L’un des résultats essentiels de son étude est le brouillage de la Ligne verte. Le livre "Israël - l’Homme et le Territoire", publié par le Centre pour la Technologie dans l’Education, propose une carte des grandes écoles israéliennes, avec des institutions à Ariel, Elkana, Alon Shvut et Katzrin (les 3 premières colonies en Cisjordanie, la 4ème sur le Golan, ndt), en même temps qu’à Safed, Ashkelon ou dans la vallée d’Izraël. Aucune frontière n’est délimitée, et il n’est fait mention d’aucune université palestinienne. Ni Nazareth, ni aucune autre ville arabe d’Israël, ne figure sur les cartes du manuel, mais les lieux saints de Cisjordanie sont présentés comme faisant partie intégrante de l’Etat d’Israël. Un chapitre consacré à la communauté ultra-orthodoxe affirme qu’ils vivent dans des villages créés spécialement pour eux : Kfar Khabad, Emmanuel, Elad et Beitar Illit (colonies en Cisjordanie, ndt). Le message, dit Peled-Elhanan, est que les colonies sont inséparables de l’Etat d’Israël.

Sur la plupart des cartes étudiées par Peled-Elhanan, Ariel et Katzrin figurent comme faisant partie de l’Etat d’Israël. Une carte des parcs naturels nationaux ne fait pas apparaître la Ligne verte, mais comprend Maaleh Efraïm. Pour elle, il s’agit de s’assurer, de façon subtile, que l’élève épousera certaines positions politiques : "quand les Palestiniens écrivent ’Palestine’ sur les cartes de leurs manuels, cela est considéré comme une incitation à la haine. Dans ce cas, comment parler des manuels israéliens qui nomment la Cisjordanie ’Judée et Samarie’, même sur des cartes qui montrent les frontières du Mandat britannique, alors que la dénomination officielle était ’Palestine-Eretz Israel’ ?’"

Par exemple, la couverture du livre "Géographie de la Terre d’Israël" (par Talia Sagi et Yinon Aharoni, Lilach Books), un manuel particulièrement apprécié des enseignants, comporte une carte du Grand Israël, sans aucune trace des territoires qui étaient déjà alors sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. "Cela suggère à l’élève que ces territoires étaient ’à nous’ de tout temps, et renforce le message selon lequel, lors de la guerre des Six jours, nous les avons ’libérés’ ou ’sauvés’ de l’occupant arabe", écrit Peled-Elhanan dans son étude. Une autre carte, où la Cisjordanie apparaît avec une couleur différente, affirme qu’"à la suite des accords d’Oslo, les frontières de la Judée et de la Samarie connaissent un processus dynamique de changement". Le texte l’accompagnant note que les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne n’ont pas été indiqués sur la carte, car il n’existe encore aucune frontière entre Etats.

Dans le cas de la Syrie, l’existence d’une frontière internationale qu’Israël ne nie pas n’a pas empêché les auteurs de la garder secrète pour l’élève, qui lit qu’Israël a annexé le plateau du Golan en 1981 et y a appliqué la loi israélienne, "avec tout ce que cela implique". Quelle sera la position dudit élève au sujet de la concession de territoires annexés à Israël en échange de la paix avec la Syrie ? Les dessins de deux soldats figurent sur le Golan, l’arme de l’un d’eux tournée vars la Syrie.

Le professeur Yoram Bar-Gal, directeur du département géographie et étude de l’environnement à l’université de Haïfa, dit que le principe universel des cartes utilisées dans le domaine de l’éducation ("ta carte est de la propagande, la mienne est de l’éducation") s’applique ici pleinement. Pour lui, la carte jouit d’une haute crédibilité, et constitue donc un outil très important pour faire passer des messages politiques : "le mouvement sioniste et l’Etat d’Israël, comme tous les Etats et tous les mouvements, a toujours exploité ces caractéristiques des cartes pour leurs besoins propres". Bar-Gal ajoute néanmoins qu’un changement politique qui s’exprime dans des cartes ne crée pas nécessairement un changement dans la conscience des élèves ou des enseignants : "l’effacement de la Ligne verte des cartes ne la fait pas nécessairement disparaître de la conscience du public en général".

Des réfugiés sans visage

Comme la Ligne verte, le terme "Palestiniens" est étranger à la plupart des manuels. Jusqu’au chapitre qui traite des accords d’Oslo, même des historiens importants comme le Pr Eli Barnavi ou le Dr Eyal Naveh préfèrent en général le terme "Arabes israéliens". Dans son livre "le Vingtième Siècle", Barnavi écrit à propos des réfugiés palestiniens : "la nostalgie qu’ils ont ressentie, et les conditions de vie subhumaines de leur diaspora, ont véhiculé une image de paradis perdu de la terre d’Israël". Peled-Elhanan note des différences d’attitude importantes envers les réfugiés, dans les photographies : les réfugiés palestiniens sont représentés par une photo aérienne d’un camp de réfugiés non nommé, d’où est absent tout visage humain, à comparer avec une photo de réfugiés juifs d’Europe, assis sur une valise à Yehud. Barnavi écrit : "le problème palestinien est le résultat de l’inactivité et de la frustration, héritages des réfugiés".

Elle cite une série d’illustrations de "Géographie de la terre d’Israël", qui recèle un message camouflé sur la nature primitive des Arabes : l’homme est en pantalons bouffants et porte un keffieh, la femme porte le costume traditionnel, elle est en général assise par terre, et des enfants sans visage jettent derrière son dos un regard furtif. Le texte explique : "les résidents arabes tiennent à vivre dans des maisons de plain-pied, dont le coût est élevé. On s’attend à ce que tous les besoins publics soient satisfaits par l’Etat". Les facteurs qui retardent le développement du village arabe en Israël, continue le livre, tiennent à ce que "la plupart des villages sont situés dans des régions excentrées, et leur accès est difficile. Ces villages sont restés en dehors du processus de développement et de changement parce qu’ils sont peu exposés à la vie urbaine moderne, et à cause de la difficulté de les relier aux réseaux d’eau et d’électricité". Ces facteurs n’existent pas pour les colons juifs qui choisissent de s’installer dans des avant-postes sur des collines qui sont situées "dans des régions excentrées, et [dont l’]accès est difficile".

Naturellement, les manuels scolaires réservent à Jérusalem un traitement particulier. Le livre "Terres de Méditerranée" (par Drora Va’adya, ed. Ma’alot), approuvé par le ministère de l’éducation, affirme qu’"en plus des juifs", des chrétiens et des musulmans du monde entier viennent à Jérusalem visiter des lieux qui sont saints pour chacune de leur religion". Commentaire de Peled-Elhanan : bien que les juifs constituent le groupe le plus petit sur le plan numérique, les chrétiens et les musulmans leur sont annexés. La photo d’une synagogue apparaît en premier, égale en taille aux photos réunies d’une mosquée et d’une église. La carte en appendice à ce chapitre montre Israël, qui comprend les territoires palestiniens, comme un îlot de juifs isolé dans un océan musulman et chrétien, et sans frontières politiques.

Dans "Settlements in the Expanse", livre approuvé, Peled-Elhanan n’a trouvé que deux lignes consacrées à l’histoire de Jérusalem depuis l’époque du roi David jusqu’à l’ère moderne, alors que 40 lignes sont consacrées au désir de Sion des juifs de la diaspora. Le mot "Arabes" est totalement absent du texte ou des cartes de Jérusalem : pas de quartier musulman, pas d’université palestinienne, pas d’hopitaux palestiniens.

Pour Yaakov Katz, certaines de ces critiques concernent des livres non approuvés par le ministère de l’éducation, et il sait que certains établissements n’appliquent pas ses directives. Contrairement à ces manuels, ceux approuvés par le ministère subissent un examen minutieux par des experts, pour s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés par une discrimination raciale, ethnique, sexuelle ou religieuse, et qu’ils ne contiennent pas de stéréotypes.

Parmi ces experts figurent des universitaires comme Ghassem Khamaisi, l’historien Benny Morris, Dan Meridor, les professeurs Yossi Katz, Arnon Sofer, Amnon Rubinstein, Arieh Shahar, Yossi Shelhav et d’autres, peu suspects, selon Katz, de favoriser une approche non équilibrée ou de parti pris.

Concernant les cartes, Katz dit que le département cartographique du gouvernement ne marque pas la Ligne verte en tant que frontière officielle de l’Etat d’Israël, et qu’aussi longtemps que l’Autorité palestinienne n’aura pas été reconnue en tant qu’Etat souverain, elle ne doit pas être réprésentée comme Etat sur les cartes.

Cette dernière réponse est quasiment identique, mot pour mot, à la position palestinienne, selon laquelle le marquage de la frontière viendra avec un accord définitif sur les frontières entre Israël et la Palestine.

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