Yossi Sarid refuse la nationalité norvégienne !

Thème : Boycott

Ha’aretz
mis en ligne le 27 août 2006

pour court-circuiter un boycott contre un journaliste israélien estimé qui devait participer à une conférence sur les moyens de "combler les fossés qui séparent les religions, les cultures et les peuples", les Norvégiens avaient trouvé un truc : étrange et pas très honorable, pour une "question de principe"...]

http://www.haaretz.com/hasen/spages...

Ha’aretz, 27 août 2006

Yossi Sarid [1], ancien ministre, ancien président du parti Meretz (gauche), aujourd’hui journaliste d’Ha’aretz, a décliné l’offre officielle du gouvernement norvégien de lui accorder la nationalité norvégienne pour lui permettre d’assister à une conférence internationale sur la liberté d’expression et la tolérance qui doit se tenir à Bali, en Indonésie. Son invitation avait été annulée à cause de sa nationalité israélienne.

Il y a trois mois, Sarid était invité par le ministère norvégien des affaires étrangères à assister au Global Inter-Media Dialog à Bali, conférence cofinancée par le Premier ministre norvégien et par le président indonésien. Il faisait partie des 60 journalistes invités à participer à cette conférence, dont l’objectif déclaré est de "combler les fossés qui séparent les religions, les cultures et les peuples".

Mais, il y a trois semaines, l’ambassade de Norvège en Israël informait Sarid que l’Indonésie refusait de lui accorder un visa "dans les circonstances actuelles". D’après Sarid, le ministère norvégien des affaires étrangères lui a assuré alors qu’une solution serait trouvée, la Norvège considérant l’affaire comme une "question de principe".

Vendredi dernier, les Norvégiens avaient leur solution : Sarid pouvait se rendre en Indonésie avec un passeport norvégien. Samedi, Sarid refusait l’offre dans une lettre adressée au président indonésien et au Premier ministre norvégien.

"J’ai failli tomber de ma chaise de surprise", écrit Sarid. "Plus j’ai réfléchi à cette offre, et plus ma colère est montée. Je n’ai pas d’autre pays ni d’autre nationalité. Aucune personne qui se respecte, qui respecte sa nationalité, n’accepterait une offre aussi tordue".

Sarid pousse les autres invités à la conférence à décliner leur invitation pour protester contre le rejet dont il fait l’objet.