Reunion de la Coalition Israelo-palestinienne pour la Paix
Thème : Camp de la paix israélien
Ha’aretz , mis en ligne le 18 août 2002
Des militants israeliens et palestiniens pour la paix appellent a la fin des violences
redaction de Haaretz + agences
La Coalition Israelo-palestinienne pour la Paix s’est reunie dimanche a un barrage routier de Cisjordanie, pour appeler a la fin d’un violent conflit qui dure maintenant depuis pres de deux ans.
En depit de l’incapacite du mouvement a endiguer la violence, Yossi Beilin, chef de la delegation israelienne et ancien architecte des accords interimaires avec les Palestiniens, a declare aux journalistes qu’un nombre grandissant de gens des deux cotes n’"en pouvaient plus de cette situation".
Mais, dit-il, il leur restait a comprendre que "l’usage de la force ne les sauverait pas".
Beilin a dit, en anglais, que la reunion etait destinee a denoncer "toutes les formes de violences, toutes les formes de terrorisme - et ne rien justifier, ni les attentats suicides, ni les represailles".
Parlant au nom du cote palestinien, Yasser Abed Rabbo, ministre palestinien de l’Information, a dit : "nous nous sentons encourages par les voix courageuses qui s’elevent depuis Israel... il y a une chance pour la paix".
Il a egalement declare que l’Autorite palestinienne etait prete a reprendre les negociations de paix avec Israel.
Le Premier ministre Ariel Sharon a pose comme condition prealable a de telles negociations l’arret des attentats terroristes contre les Israeliens et l’election d’une nouvelle direction palestinienne qui n’ait aucun lien avec le terrorisme, ce qu’Arafat et ses collaborateurs refusent categoriquement.
"Nous sommes prets a nous asseoir et a parler serieusement de la fin des violences, ou l’Autorite palestinienne pourra se reorganiser et reconstruire ses institutions civiles et militaires, et ou l’armee israelienne se retirera des zones qu’elle occupe depuis ces derniers mois ou ces dernieres semaines", a dit Abed Rabbo.
Beilin, ex-ministre de la Justice dans le gouvernement d’Ehoud Barak, a appele a "la fin de cette folie" et a revenir a la table des negociations sans condition prealable.


