Qui veut vraiment d’une paix au Proche-Orient ? Contre la manifestation organisée à Paris par la CAPJPO

Thème : Le conflit vu de France, "importation du conflit" Le couple Sharon-Arafat

par La Paix Maintenant, édition

contre la manifestation du 12 octobre organisée à Paris par la CAPJPO

 

De nombreux sondages en Israël, et des signes manifestes émanant de la société palestinienne, montrent que les deux peuples aspirent à la paix. Pendant ce temps-la, les deux protagonistes, Sharon et Arafat, continuent leur compagnonnage sinistre. Ce sont les lourdes erreurs stratégiques et d’appréciation d’Arafat qui ont porté Sharon au pouvoir. Celui-ci renvoie l’ascenseur, et s’arrange pour renforcer la position d’Arafat au sein de l’Autorité palestinienne, au moment où des espoirs d’ouverture démocratique se profilaient. Ainsi donc ces deux compères se retrouvent unis de fait pour bloquer toute tentative d’ouverture et tout espoir pour leurs peuples. Arafat n’a rien à proposer à son peuple, le gouvernement de Sharon non plus, sinon la perpétuation du cycle infernal des violences et des répressions. Plus que jamais, les partisans sincères et honnêtes du compromis équitable et nécessaire doivent se mobiliser. Tout celles et ceux qui sont sincèrement solidaires de l’idéal d’un Etat d’Israël où le peuple juif peut continuer à bâtir son histoire doivent, par exemple, dire clairement que laisser se développer des colonies de peuplement dans les territoires occupés depuis 1967 est un danger pour la pérennité de l’Etat d’Israël. Prendre l’initiative de commencer à démanteler ces colonies devrait permettre de créer une nouvelle dynamique, et aussi d’identifier les partenaires crédibles pour la paix à bâtir.

C’est dans cet esprit et avec cette détermination que " Les Amis de Shalom Akhshav en France " condamnent fermement les initiatives diverses organisées par la CAPJPO et les associations qui l’entourent, comme par exemple la manifestation prévue a Paris le 12 octobre : Ne pas faire la différence entre un peuple, un Etat et un gouvernement, parler " d’Etat criminel " et essayer de mettre Israël au ban des nations par des appels répétés au boycott procède d’une logique primaire et simpliste de recherche d’un bouc émissaire, alors que les mêmes demandent la levée du boycott de l’Irak en expliquant qu’il ne faut pas prendre le peuple irakien en otage…. ! Ne pas prendre en compte les responsabilités de l’Autorité palestinienne dans l’impasse actuelle, alors qu’enfin des voix palestiniennes se font entendre dans ce sens, et refuser aussi de reconnaître la barbarie du terrorisme aveugle, est manipulateur et cynique. Ces manifestations partisanes n’aident pas a créer une situation politique nouvelle, elles renforcent seulement les certitudes réductrices des deux camps, et confortent dans leurs positions ceux qui s’opposent aux compromis indispensables à la paix.

Saluons plutôt la courageuse initiative de Ami Ayalon, ancien chef du Shin Bet, et de Sari Nusseibeh, responsable de l’OLP à Jérusalem. Leur déclaration commune exprime clairement ce que tous reconnaissent, ou reconnaîtront bientôt, comme les seules bases acceptables d’un accord pouvant satisfaire les aspirations nationales des deux peuples. Aidons a créer les conditions politiques d’une vraie dynamique de paix, plutôt que de lancer des imprécations et des invectives depuis Paris !