« Occupation » n’est plus un gros mot


Ha’aretz, 27 mai 2003

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant


Selon la radio militaire, le ministère des Affaires étrangères envisageait
mardi de distribuer une note interne qui, pour la première fois,
autoriserait les porte-parole officiels israéliens à utiliser le mot
« occupation ».

Cette mesure intervient à la suite des déclarations du Premier ministre Ariel
Sharon qui a surpris les députés du Likoud lors d’une réunion en
déclarant : « Je pense que l’idée qu’il soit possible de garder 3,5 millions
de Paletiniens sous occupation – oui, c’est une occupation, vous pouvez ne
pas aimer ce mot, mais ce qui se passe, c’est une occupation – est mauvaise
pour Israël, mauvaise pour les Palestiniens, et mauvaise pour l’économie
israélienne. Contrôler 3,5 millions de Palestiniens ne peut pas durer
eternellement. Vous voulez rester à Jénine, Naplouse, Ramallah et Bethléem? »

Selon la radio, « jusqu’ici le mot ‘occupation’ était interdit à tout
représentant au niveau international, car on considérait qu’il projetait une
mauvaise image d’Israël. »

Aujourd’hui, après les déclarations du Premier ministre, les officiels envisagent de modifier ces instructions et de permettre aux porte-parole d’utiliser le mot.