Le kibboutz Nir Am, les enfants de Sderot et les Qassam

Thème : Enfants, jeunesse, éducation

par Gérard Eizenberg

20 mai 2007

Aujourd’hui dimanche, 3 roquettes Qassam (soit moins que d’habitude) ont encore frappé Sderot et le Néguev. On parle d’évacuer la ville de Sderot. Ashkelon est aussi évoquée. Dimanche soir, l’une de ces roquettes, qui se font plus précises, a complètement détruit le restaurant de Nir Am, l’un des kibboutz proches de Sderot et de la frontière avec Gaza.

Voici ce qu’on trouvait sur le site de Nir Am en 2003 :

Les anciens de Nir Am sont heureux de voir les enfants réfugiés de la ville vosine de Sderot, parce que leur nombre garantit qu’il y aura suffisamment d’enfants en maternelle pour justifier l’emploi d’enseignants pour les rares enfants du kibboutz.

Maya Ben Atar, l’une des enseignantes, dit que les parents de Sderot aiment amener leurs enfants au kibboutz "parce qu’il y a des espaces verts et que c’est un endroit sûr."

"Sûr"  : c’est ainsi qu’elle décrit le kibboutz, même si, parfois, il fait l’objet d’informations pour avoir reçu de petites Qassam tirées depuis la bande de Gaza (et qui, jusqu’à aujourd’hui, étaient tombées dans les champs). Les membres du kibboutz entretiennent, par défi, leur sens de l’humour. Les roquettes sont transformées en sculptures ou en objets de jardin, comme pour dire : "Eh bien, si vous nous envoyez des cadeaux, nous en ferons bon usage."

Nir Am, comme tous les kibboutz voisins, vote traditionnellement à gauche, et plutôt Meretz que travailliste. L’éducation y est d’un niveau incomparable. Et, si l’Etat est incapable de les protéger, mieux vaut que les enfants de Sderot soient accueillis dans les kibboutz avoisinants qu’instrumentalisés par le milliardaire mafieux Arkadi Gaydamak.