Le CRIF et Jérusalem (bis)


Communiqué de presse de La Paix Maintenant

27 mai 2009

En juillet 2009, le CRIF faisait part de son intention de soutenir « Jérusalem capitale éternelle et indivisible d’Israël et du peuple juif ».
Nous avions lors réagi par un communiqué

Dix mois plus tard, rien n’a changé. Le Conseil Représentatif des Institutions juives de France affirme dans son dernier communiqué que « Jérusalem capitale historique d’Israël doit rester une et indivisible » : [->http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=15001&returnto=articles_display/list&tg_id=2&artyd=9]

Cette prise de position n’est pas conforme à la vocation du CRIF dont le rôle est de représenter la communauté juive de France au sein de la communauté nationale et non d’agir comme un groupe de pression soutenant les
positions de tel ou tel parti, voire du gouvernement israélien. De
plus, elle crée une confusion en laissant supposer que tous les juifs
de France la soutiennent, ce qui est faux. Cela ne peut que
contribuer à éloigner davantage du CRIF une fraction importante des
juifs de France tout autant attachés à l’existence et à la sécurité
d’Israël, mais qui savent que la résolution du conflit passera par la
division de Jérusalem.

Il suffit de se promener à Jérusalem pour constater que, bien que
vivant côte à côte dans une ville « réunifiée », les populations
juive et arabe habitent des quartiers différents et ne bénéficient ni
des mêmes droits ni de la même attention de la part des autorités
municipales.

Tous les négociateurs, qui depuis plus de 15 ans se sont succédé, le
savent : sans une Jérusalem partagée, capitale de deux Etats, il n’y
aura pas de paix.

Comme il se plaît à le clamer, l’un des trois axes prioritaires du
CRIF est : « L’affirmation de sa solidarité envers Israël et son
soutien à une solution pacifique au conflit du Proche-Orient »
.

En reprenant un slogan vide de sens (« Jérusalem, capitale une
et indivisible »), le CRIF se place en totale contradiction avec cet
objectif déclaré.