La situation économique et sociale, première préoccupation des Israéliens

par Ilan Rozenkier

 

Plusieurs dizaines de milliers d’Israéliens ont participé samedi 23 juillet à Tel-Aviv à une grande manifestation organisée dans le cadre de la « révolte des tentes », axée sur les difficultés à se loger moyennant un loyer décent. Cette mobilisation des Israéliens sur les questions économiques et sociales confirme les résultats d’un sondage réalisé fin juin 2011 par le War and Peace Index.

D’après ce sondage, les Israéliens sont plus mécontents de leur gouvernement s’agissant de la situation économique et sociale qu’en ce qui concerne la situation politique du pays au plan international. 62% d’entre eux considèrent comme mauvaise ou très mauvaise la politique gouvernementale dans le domaine social. Si 80% s’affirment préoccupés ou très préoccupés par la situation économique et sociale, 71% seulement disent l’être en matière de politique internationale et quant à la situation d’Israël.

Le mécontentement transcende les clivages politiques et idéologiques. En effet, seuls 36% des sondés sont favorables à un système social-démocrate (l’État est très impliqué dans la politique socio-économique, alors que 19,3% ont une approche « capitaliste-libérale » (État non interventionniste et liberté du marché).

Selon ce sondage, dont Asaf Shtull-Trauring rend compte dans Ha’aretz du 24 juillet, 27% de la population juive considèrent que leur situation économique s’est améliorée au cours des dernières années ; pour 41%, il n’y a pas eu de changement et il y a eu dégradation pour 31,5%.

Dans la population arabe israélienne, le ressenti est à l’opposé, les pourcentages étant respectivement de 1% (amélioration), 19% (situation identique) et... 75% (dégradation).

À lire sur ce thème : L’Égalité d’abord, par Avirama Golan (traduction Yoël Amar)

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