Genève sur les écrans de la TV palestinienne
Thème : Accords de Genève Médias, Internet
Ha’aretz , mis en ligne le 22 décembre 2004par
depuis une semaine, des chaînes de télévision palestiniennes diffusent dans les territoires une campagne israélo-palestinienne en faveur du pacte de Genève. Le concepteur : une entreprise de communication appartenant à deux fils de Mahmoud Abbas)
Haaretz, 22 décembre 2004
Genève sur les écrans de la TV palestinienne par Arnon Regular
Trad : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
Pour le premier anniversaire de la signature du pacte de Genève, la télévision palestinienne diffuse une campagne de publicité où apparaissent des hommes politiques israéliens et palestiniens qui expriment leur soutien à l’initiative.
La chaîne locale de Qalqilyah diffuse ce qu’on appelle une "campagne miroir", faite d’un certain nombre de spots, et ce plusieurs fois par jour. Six mini-spots, d’une minute chacun, d’Avraham Burg, Yossi Beilin (président de Yahad), des députés travaillistes Amram Mitzna et Youli Tamir, et des officiers de réserve Giora Inbar et Shaul Arieli, sont diffusés par les chaînes locales dans les territoires. Les orateurs y expriment leur soutien à l’idée de deux Etats pour deux peuples. Parallèlement, dans des spots diffusés dans les cinémas et sur des portails internet, des personnalités palestiniennes s’adressent au public israélien : des premiers signataires comme Yasser Abed Rabbo (ancien ministre de l’information et de la culture), et Kaddoura Farès (ministre sans portefeuille), et des nouveaux partisans du pacte comme Jibril Rajoub (ancien conseiller de Yasser Arafat pour les questions de sécurité), Saeb Erekat (ministre chargé des négociations), Zahira Kamal (ministre chargée du droit de la femme) et Abed al Kader al Husseini (fils de Faiçal al Husseini).
"Il y a six mois, on nous avait demandé de diffuser cette campagne, mais nous avions un très gros problème, parce que le public avait réagi très négativement à des campagnes de ce type", dit Tariq Jabara, directeur de la chaîne de Qalqilyah. "Aujourd’hui, les réactions sont moins dures. Il y a ceux qui expriment des réserves, ou protestent, mais cela ne va pas au-delà d’un débat normal".
Tariq Jabara évoque avec sympathie les chaînes de télévision locales des territoires qui ont tenté, il y a quelques mois, de diffuser les spots. Une chaîne locale de Ramallah a été sabotée par des hommes armés, et a dû cesser d’émettre pendant plusieurs jours après avoir annoncé son intention de diffuser la campagne.
Après la mort d’Arafat, le vent a tourné. La chaîne de Tariq Jabara, et cinq autres stations, ont entamé la semaine dernière la diffusion des spots.


