Des representants palestiniens appellent à la résistance non-violente


[->http://www.haaretzdaily.com/hasen/spages/408728.html]

Haaretz, 24 mars 2004


Plus de 60 représentants et officiels palestiniens appellent aujourd’hui l’opinion à s’abstenir de représailles apres l’assassinat par Israel de Sheikh
Yassine, disant que cela provoquerait un nouveau bain de sang qui ne ferait
que nuire aux aspirations des Palestiniens à l’indépendance.

Un encart d’une demi-page publié dans le quotidien Al-Ayyam[[
pour voir le texte d’Al-Ayyam (en anglais) :
[->http://www.miftah.org/Display.cfm?DocId=3387&CategoryId=2] ]], organe de
l’OLP, appelle les Palestiniens à déposer les armes et à se tourner vers des
moyens de protestation pacifiques pour en finir avec l’occupation par Israël
de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.
Ce texte reflète le sentiment grandissant chez de nombreux leaders et
intellectuels palestiniens que la lutte armée n’aide pas la cause
palestinienne.

Lundi dernier, Yassine a été tué par un raid aérien de Tsahal, ce qui a
provoqué un déferlement de colère dans les rues palestiniennes. Le Hamas a
promis de frapper en retour, disant que le premier ministre Ariel Sharon
était desormais une cible.

Les intellectuels signataires du texte publié dans Al-Ayyam (dont l’avocate
Hanane Ashrawi, le gouverneur de Naplouse Mahmoud Aloul, Yasser Abed Rabbo,
co-initiateur du pacte de Genève et membre du comite executif de l’OLP, et
Abbas Zaki, membre important du Fatah d’Arafat ­ cf liste a la fin de
l’article, ndt), ont dit que la vengeance ne ferait que provoquer de fortes
représailles israéliennes et nuire encore davantage à la cause
palestinienne.

Le groupe appelle l’opinion à « se soulever de nouveau, dans une intifada
intelligente et pacifique ». Tout en affirmant que l’occupation doit prendre
fin, ils demandent à l’opinion de réévaluer les bénéfices apportés par la
lutte armée.
« La réponse à Sharon peut montrer son échec moral et politique, et non
adopter ses méthodes en exerçant la vengeance », a dit Hanane Ashrawi à
l’agence Reuters. « Une résistance n’est pas nécessairement violente ».

Liste des signataires du texte :
Ibrahim al-Hafi, Ibrahim Musalam, Ahmad Joubara (Abou al-Sukkar), Ahmad
Haless (Abou Maher), Ahmad Fares, As’ad Odeh, Amin Maqboul, Buthayna
Duqmaq, Jad Ishaq, Jamal Dar’awi, Jamal Zaqout, Jamil Rushdi, Jihad Abu
Zuneid, George Hazboun, Hassan Dweik, Hanan Ashrawi, Hakam Taleb Thiab,
Haidar Awadallah, Khader Ayesh, Khalil al-Ateeri, Dimitri Dilyani, Rihab
al-Isawi, Radwan al-Sameri, Riyad al-Malki, Zahirah Kamal, Ziad Hamouri,
Sari Nusseibeh, Said Zidani, Salman Jadallah, Samir Shihadah, Siham
Thabet, Suhail Salim Abdel Fatah Salman, Shaher Sa’d, Shafiq Zeidieh,
Shukri al-Radaydeh, Salah Hikmat al-Masri, Abbas Zaki, Aballah Hijazi,
Abdallah al-Kiwani, Abdallah al-Atiri, Abdel Fatah Hamayel, Abdel Qader
Faisal al-Huseini, Arafat al-Hidmi, Azzam al-Ahmad, Izat al-Rasini, Ikrama
Tabet, Imad Abu Kishk, Imad Awad, Ali Hasasneh, Anan Atiri, Ghazi
Hananiah, Hassan al-Harami, Hassan Hananiah, Fathi Salim Yassin Abou
Zeid, Fadel Tahboub, Fahed Abou al-Haj, Cairo Arafat, Lucy Nusseibeh, Lily
Feidy, Muhammd al-Rimawi, Muhammad al-Sha’bi, Mahmoud al-Aloul, Mahmoud
al-labadi, Nasser Younis, Nayef Sweitat, Nour el-Din Ibrahim Shehadeh, Hashem
Abou Lafi, Yasser Abed Rabbo, Youssef Harb, Youssef Aref.